jeudi 3 août 2017

L'Epouvanteur, tome 2 : La malédiction de l'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Edition : Bayard Jeunesse
Parution originale : 2006
Genre : Fantasy Jeunesse
Origine : Angleterre
Nombre de pages : 362
    Résumé : Voilà six mois que tu es l'apprenti de M. Gregory, me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. A présent, l'obscur t'a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l'obscur d'avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C'est pour cela que je t'ai donné la vie."
   L'Épouvanteur et son apprenti, ornas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale est tapie une créature que l'Épouvanteur n'a jamais réussi à vaincre. On l'appelle le Fléau. Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n'est pas leur seul ennemi. lanquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l'obscur! Thomas et son maître survivront-ils à l'horreur qui s'annonce ?
    On retrouve aujourd'hui Tom Ward et ses aventures avec John Gregory, l'Epouvanteur, et je peux vous dire qu'à la lecture des premières lignes, j'ai su tout de suite deux choses. Premièrement : cette série m'avait manqué, et deuxièmement : je savais déjà à ce moment que ce tome-ci serait un coup de cœur. Y a des livres comme ça, en lisant ne serait-ce que deux lignes, j'ai un sixième sens qui se réveille et me donne cette sensation, je ne sais pas si c'est pareil pour vous.
  
   Encore une fois, Tom et l'Epouvanteur doivent faire face à un ennemi puissant : après la sorcière qu'ils ont dû neutraliser dans le premier tome, Mère Malkin, voilà que le maître et son apprenti doivent s'occuper d'une créature presque divine qui terrorise Priestown, une ville du Comté, et qui est Le Fléau. Ouais, carrément. Sauf que, manque de bol, c'est une ville dans laquelle la religion a une grande place dans la vie des habitants, et possède le plus grand nombre de prêtres du pays. Sachant que la religion rejette l'obscur et ceux qui le combattent par autre chose que des prières, comme l'Epouvanteur par exemple, autant dire que nos deux héros ont du souci à se faire, et une chasse aux sorcières à éviter. Sans parler d'Alice, la jeune sorcière rencontrée dans le tome 1 qui va encore leur causer des problèmes. 

   Je suis ravie par ce tome-ci surtout grâce au personnage d'Alice. Ce roman ne fait que confirmer mon amour pour cette petite sorcière, résolue à aider ceux qu'elle considère comme ses amis en utilisant tous les moyens possibles, les bons, comme les mauvais. J'aime beaucoup son caractère de tête de mule et sa volonté d'aider, même si parfois elle met plus dans le pétrin qu'elle n'aide. C'est tout de même grâce à elle au final que Tom et l'Epouvanteur s'en sortent, et c'est pourquoi elle est essentielle. Je suis très contente parce qu'elle apparaît encore plus dans ce tome que dans le dernier.
   Tom est toujours un peu naïf, même si on sent une évolution dans le personnage : extrêmement trouillard dans le tome 1, on sent que les six mois passés auprès de l'Epouvanteur lui ont fait du bien et il est prêt à prendre plus de risques dans son métier.
   J'aime aussi qu'on en apprenne un peu plus sur le personnage de l'Epouvanteur, qui est tout de même très mystérieux. On a des révélations sur son passé, sur ses débuts dans le métier, quelques erreurs de jeunesse qui permettent de nuancer la vision du personnage que l'on a. 

   Ce tome est bien plus complet que le premier, qui faisait un peu roman d'exposition. Il y a plus de péripéties, on creuse un peu plus les personnages, et on comprend peu à peu en quoi Tom est un apprenti Epouvanteur différent des autres, ce que sa mère sous-entend depuis le début. Généralement, quand j'ai aimé beaucoup un premier tome d'une longue saga, le soufflé retombe avec le tome 2 alors que ce devrait être lui qui fasse prendre la mayonnaise et me donne envie de continuer. C'est ce qu'il s'est passé avec la saga des Chevaliers d’Émeraude d'Anne Robillard, par exemple. Là, ce tome 2 confirme mon amour pour cette saga, et j'ai hâte d'acquérir le tome 3. J'ai dévoré ce tome 2, j'y ai même passé deux ou trois nuits dessus, cela faisait longtemps que c'était pas arrivé, et ça m'a fait beaucoup de bien.

   Je termine donc sur cette question : quels sont les romans qui, au-delà du fait de les avoir aimé, vous ont procuré du bien ?

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vendredi 28 juillet 2017

La Quête d'Ewilan, tome 3 : L'île du Destin

Auteur : Pierre Bottero
Edition : Rageot
Parution originale : 2003 
Genre : Fantasy, Jeunesse
Origine : France, Francophone
Nombre de pages : 335
   Résumé : Camille et ses compagnons ont réussi à réveiller les Figés, mais leur quête ne s'arrête pas là. Elicia et Altan Gil' Sayan sont toujours endormis quelque part en Gwendalavir, et Camille, aidée de son frère Akiro et de ses amis, doit partir à leur recherche. Entre meutes de loups sauvages, des pirates sanguinaires et une Sentinelle revancharde, le chemin de Camille reste semé de dangers...



   Cette chronique traite le sujet d'un tome final d'une saga littéraire. Pour éviter d'éventuels spoilers, je vous revoie par ce lien à ma chronique du tome 1.

    Je dois bien avouer qu'à la fin du deuxième tome de cette série, j'étais restée assez sceptique. Premièrement, comme dans le premier tome, j'ai trouvé la fin assez précipitée et expédiée. Et en plus, la quête semble finie, à la fin du tome 2 ? Qu'est-ce que l'auteur va bien pouvoir raconter qui mérite encore 300 pages dans le troisième tome ? J'étais donc à la fois dubitative, et curieuse, quand j'ai ouvert ce dernier livre de la trilogie.

   En réalité, j'avais tort de douter de Pierre Bottero. Non seulement cet auteur avait un don pour raconter les histoires, mais en plus, il débordait d'une imagination sans faille, nous offrant dans ce dernier tome une fin de quête aux accents vacillants entre réécriture de La Belle au Bois Dormant et légendes arthuriennes. J'ai particulièrement apprécié les analogies entre Gwendalavir et Avalon, et l'explication du côté fantasque et légendaire de la quête arthurienne dû au fait qu'elle ait eu lieu dans un autre monde.

   Ce qu'il y a de génial avec cette trilogie, si je devais faire un bilan de tout ce début du cycle d'Ewilan dans cette chronique, c'est qu'on ne s'ennuie jamais dans notre lecture. Les aventures s'enchaînent rapidement, il y a toujours de l'action, une pointe d'humour, jamais un instant de flottement ou un passage qu'on a envie de lire en diagonale parce que trop long. Même au bout du troisième tome, Pierre Bottero arrive encore à surprendre son lecteur, jeune ou plus âgé, à l'emporter dans son imagination et son histoire. L'auteur a compris comment raconter des histoires aux enfants, qui n'ont pas ou ont peu de patience, et il faut toujours trouver le moyen d'amener un peu d'action à chaque moment de l'histoire pour maintenir leur attention sur l'intrigue. C'est pour cela que c'est très dur d'écrire des romans pour la jeunesse, et Pierre Bottero était un maître dans le genre.

   Dans ce dernier tome de cette première trilogie, on découvre de nouvelles facettes des personnages, et notamment on découvre deux nouveaux personnages qui vont avoir beaucoup d'importance pour cette fin de trilogie, qui sont Mathieu et Siam, respectivement le frère de Camille et la sœur d'Edwin. Nous connaissions déjà Mathieu dans le premier tome, mais celui-ci a radicalement changé dans ce livre-ci, et on découvre pour la première fois Siam, et personnellement, avec Ellana, Siam est mon personnage féminin préféré de cette saga. Toutes sont fortes, incroyablement douées au combat, et pourtant d'une féminité rare. Elles sont à mon avis un bon role model pour les jeunes filles, et montrent que finalement, la détermination, l'aptitude au combat, la confiance en soi, n'ont pas de genre, surtout, ne sont pas exclusivement des qualités masculines. 
   Par ailleurs, je n'ai pas encore lu la trilogie du Pacte des Marchombres qui raconte l'histoire d'Ellana, ce sera la dernière série de Pierre Bottero que j'aurai à lire avant de finir toute sa bibliographie. J'ai donc hâte de découvrir en profondeur un de mes personnages préférés tous romans confondus, mais je suis aussi triste car ce sont les derniers écrits de l'auteur que je peux encore découvrir, il n'y aura plus jamais rien de nouveau à lire de Pierre Bottero après cela.

   En conclusion, ce troisième et dernier tome termine d'une façon magistrale une excellente série de fantasy jeunesse, quoique la fin me semble encore un peu trop précipitée, mais c'est le seul défaut que je trouve à l'écriture de Pierre Bottero. Je suis très heureuse d'avoir enfin lu un des monuments de la littérature jeunesse française, qui est La Quête d'Ewilan. Je ne sais toujours pas comment j'ai fait étant plus jeune pour ne pas lire cette série, sachant que je la connaissais, qu'elle était disponible au CDI de mon collège, que j'avais toutes les occasions possibles et imaginables de la lire. C'est fait aujourd'hui, c'est l'essentiel, et je suis ravie de porter en moi l'histoire merveilleuse d'Ewilan.

   Pour finir, j'ai découvert ce projet d'adaptation en film du premier tome de La Quête d'Ewilan grâce à Margaud Liseuse dans sa dernière vidéo, qui a besoin d'un petit coup de pouce pécuniaire pour voir le jour. Le projet est disponible sur la plateforme Ulule en cliquant ici, et si vous avez les moyens de participer au projet en faisant un don, et que vous en avez envie, sautez sur l'occasion, vous aiderez peut-être à la réalisation d'un film adapté d'une série chère à votre cœur !

   Sur ce, je vous laisse à belles lectures, salut !

mardi 25 juillet 2017

Le Livre de Perle

Auteur : Timothée de Fombelle
Edition : Gallimard (Pôle Fiction)
Parution originale : 2014
Nombre de pages : 325
Genre : Jeunesse, Conte
Origine : France
   Résumé : Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ?

   Cela faisait un bon moment que je lorgnais sur ce titre, mais depuis quelques temps, surtout avec mon budget restreint, j'ai tendance à acheter essentiellement mes livres en poche. J'ai donc saisi l'occasion de m'offrir Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle quand je l'ai vu aux édition poche Pôle Fiction de Gallimard.

   J'ai été transportée par ce roman, je n'ai tout simplement jamais rien lu de tel. Le travail de l'auteur entrepris sur ce roman est assez audacieux. Celui-ci mêle en effet le conte de fées au roman historique, ce qui est, je pense, inédit dans la littérature jeunesse. L'histoire est simple : un jeune homme est exilé du royaume des fééries dans lequel il vivait pour se retrouver dans notre monde, à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale, dans une famille juive.
   La façon d'écrire elle-même de l'auteur est assez atypique, et la façon dont les deux univers se superposent au début est un peu difficile à suivre, on ne comprend pas grand chose à propos de qui sont ces personnages, d'où ils viennent, où ils sont, mais une fois que l'on saisit la logique, et ça ne prend pas longtemps, on comprend tout.
   Les deux mondes apparaissent froids et cruels, mais il réside des personnages bons, et avec eux, une atmosphère chaleureuse qui les entoure. En France, dans les années 40, on rencontre la famille Perle et sa boutique de guimauves. L'écriture de Timothée de Fombelle est très sensorielle quand il s'agit de cette petite boutique, et j'ai vraiment eu cette sensation de douceur et de chaleur que l'on retrouve dans une boutique de bonbons, et on croit sentir les odeurs douces et enivrantes des petites guimauves aux amandes, aux mûres et pistaches, les arômes de rose et de vanille. Dans le monde des fééries, on rencontre Olia, une petite fée douce accompagnée de son puma blanc. Cette petite fée, je me l'imagine entourée d'un halo lumineux, d'une aura de sérénité et de chaleur. Elle se trouve un peu en retrait dans l'histoire, travaillant dans l'ombre pour faire revenir la personne qu'elle aime dans leur monde.

   Le personnage de Perle apparaît un peu rustre, voire bourru, quand on le rencontre pour la première fois. Au fur et à mesure que l'on navigue dans ses souvenirs, que l'on se perd dans son voyage et sa fuite, on finit par apprécier ce personnage, sa détermination et l'amour qui le motive pour rentrer chez lui. C'est finalement cela l'objectif des personnages de ce livre : ils veulent tous rentrer chez eux.

   Ce roman a beau être classifié dans la littérature jeunesse, je serais très curieuse de voir ce qu'il se passerait si, en librairie, on rangeait ce livre en littérature générale. Si les personnes un peu plus âgées, les adultes, se pencheraient sur ce livre, et oseraient lui donner sa chance. J'ai remarqué que beaucoup d'adultes de mon âge, et même plus âgés que moi, n'osent pas s'aventurer dans les rayons jeunesse, comme si lire de la littérature jeunesse à leur âge n'en feraient pas des lecteurs légitimes. C'est évidemment faux. Il existe beaucoup de romans jeunesse qui sont des pépites, et il est dommage de passer à côté, juste parce que des personnes ont décrété que vous avez passé l'âge. Il est assez triste je pense que des personnes complexent encore sur leurs lectures de cette manière.

   Je vous invitent donc à vous pencher sur le cas Timothée de Fombelle, qui est un excellent auteur français (cocoricooooo) pour la jeunesse. L'idée, vous voyez, c'est que cet auteur voit les adolescents comme ce qu'ils sont, c'est-à-dire des personnes intelligentes et à même de réfléchir, quand on ne tente pas de les infantiliser.
   Le livre de Perle est un roman un peu labyrinthique, on peut se perdre dans les méandres du temps et de l'espace des deux univers mêlés. Mais je pense que c'est une écriture nécessaire pour un roman aussi onirique que celui-ci. On a l'impression d'avancer comme dans un rêve, un peu flou, un peu brumeux, désorientant. C'est une sensation qui peut ne pas plaire à tout le monde, personnellement, j'aime parfois être perdue dans un livre, et me laisser transporter par l'auteur. Dans ce livre, être perdu est une situation inhérente à tous les personnages, et pour se rapprocher d'eux, pour s'identifier, le lecteur doit à mon avis être dans le même état d'esprit.

vendredi 21 juillet 2017

Weekend à 1000 #4

Salut toi !

   Ça fait un bail que je n'ai pas fait de Weekend à 1000, et j'en ai loupé un paquet depuis le début de l'année, et surtout, depuis la nouvelle formule du challenge par Lili Bouquine. En effet, il s'est tenu depuis le début de l'année non seulement des Weekend à 1000 traditionnels, mais aussi des Weekend à lire (le concept est le même, sauf qu'on choisit soi-même son nombre de pages à lire) et une Semaine à lire (on choisit le nombre de pages à lire en une semaine), que j'ai tous loupé.
   Et pour cause, sans m'étaler dessus pour ne pas vous ennuyer, j'ai passé un début d'année assez difficile dans tous les domaines, et j'ai été un peu trop préoccupée pour me soucier de challenges littéraires.
  
   Aujourd'hui, tout va mieux rassurez-vous, je reprends ma vie en main, si je puis dire, et j'ai eu follement envie, aujourd'hui, à la dernière minute, de participer au challenge du Weekend à 1000 de juillet.
Comme d'habitude, petit rappel des "règles" du challenge : en un weekend, du vendredi soir au dimanche à minuit, on est censé lire 1000 pages, sur liseuse ou livre papier, et sur n'importe quel type de livre. Celui-ci se tient à partir d'aujourd'hui, vendredi 21 juillet, à partir de 19h, jusqu'au dimanche 23 juillet à minuit. 

   Et j'ai choisi pour ce weekend une PAL très jeunesse, et aussi très francophone (cocoricooooo) :

  • Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle
  • Animale de Victor Dixen
  • La Quête d'Ewilan, tome 3 : L'île du destin de Pierre Bottero
   Et si j'ai le temps, je me rajoute, pour le plaisir, une relecture du tome 1 des Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire : Tout commence mal...



   Comme d'habitude, j'updaterai cet article chaque jour du challenge, pour résumer mon avancée. Si vous participez aussi, je vous souhaite un bon challenge, je vous propose en commentaire de me poster votre PAL ou commenter votre avancée, et sinon, je vous souhaite de belles lectures et un bon weekend !

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    Vendredi 21 juillet

   Je commence le challenge un peu plus tard que prévu, vers 22h environ, puisque je mange un peu tard en ce moment. Je pensais ne pas beaucoup lire ce soir, parce que j'étais un peu fatiguée. Mais j'ai été emportée par la plume de Timothée de Fombelle, je sens que Le Livre de Perle est une belle petite pépite. Je lis 100 pages pile et je vais me coucher vers minuit.

   Samedi 22 juillet

   Levée à 10h, je continue Le Livre de Perle un tout petit peu. Comme il fait pas très beau en plus, je suis emmitouflée sous mon plaid comme dans un cocon, et je termine le livre en début de soirée. J'ai beaucoup aimé ma lecture, qui est un roman jeunesse, mais que je pourrais aussi bien classer en littérature générale, pour voir si des personnes autres que des ados peuvent s'y intéresser. Je m'arrête pour aujourd'hui avec 325 pages au compteur. Je ne sais pas si je vais terminer le challenge, sachant que j'ai beaucoup à faire le lendemain, mais j'enchaînerai avec le dernier tome de La Quête d'Ewilan. En attendant, je m'arrête pour le samedi, pour me poser devant Downton Abbey avec mon tricot, comme la parfaite petite mamie que je suis au fond de moi.

   Dimanche 23 juillet

   Ce dimanche, j'ai très peu lu en vérité. En ce moment je suis en train de faire mes cartons chez moi pour déménager fin août, du coup j'ai occupé mon après-midi à empaqueter mes affaires. Mais du coup, j'ai lu un peu le matin, et j'ai commencé le troisième tome de la trilogie La Quête d'Ewilan. Un troisième tome qui commence alors qu'on est directement envoyer dans le feu de l'action, j'aime vraiment beaucoup ce début, et la tournure que prend les évènements, Pierre Bottero avait une plume très intelligente. J'ai lu 125 pages, qui se rajoutent aux 325 pages que j'ai lu le samedi. Je termine ce challenge avec un total de 450 pages lues. J'avais bien dit le samedi en Instastories sur Instagram que je n'avais pas l'intention de terminer le challenge cette fois-ci, mais je suis satisfaite d'avoir au moins terminé un livre durant le weekend.

   BILAN :

   Même si je n'ai pas terminé le challenge, je suis assez satisfaite de moi-même, cela faisait longtemps que je n'avais pas terminé un livre en si peu de temps, et ça fait du bien parfois de lire toute une journée. Je participerai peut-être au prochain challenge du Weekend à 1000, mais maintenant je ne promets plus rien, sachant à quel point mon humeur fluctue en ce qui concerne ces challenges. A bientôt pour d'autres aventures livresques !

  

mardi 18 juillet 2017

Orgueil et Préjugés

Auteure : Jane Austen
Edition : Ultim
Parution originale : 1813
Origine : Angleterre
Genre : Romance
Mouvement littéraire : Romantique
Nombre de pages : 411
   Résumé : A Longbourn, Mrs Bennett est déterminée à marier ses cinq filles, afin d'assurer un avenir à la famille. Lorsque Mr. Bingley vient s'installer à Netherfield, le domaine d'à côté, avec ses sœurs et son ami Mr. Darcy, elle espère vivement qu'une de ses filles retiendra son attention. Elizabeth Bennett, jeune fille espiègle et cadette de la famille, est, pour sa part, particulièrement irritée par l'orgueil apparent de Mr Darcy.

   Aujourd'hui, mardi 18 juillet 2017, nous rendons hommage à la célèbre femme de lettres anglaise Jane Austen, décédée il y a exactement 200 ans. C'est avec émotion que je saisis l'occasion pour aborder le sujet Orgueil et Préjugés sur le blog, un de mes romans préférés, d'une de mes auteures préférées.
    Orgueil et Préjugés est un des plus grands romans qu'a connu le romantisme anglais au XIXè siècle. Il fait partie des textes fondateurs du romantisme tel que nous le percevons aujourd'hui, et pas seulement en Angleterre.

   L'histoire en est très simple : dans la famille Bennett, il y a cinq filles, que la mère, Mrs Bennett, est déterminée à marier, pour leur assurer un avenir, incertain à cause de démêlés testamentaires. Celle-ci ne se sent plus de joie quand, dans le domaine de Netherfield, à quelques kilomètres de leur domaine seulement, Mr. Bingley, un jeune homme fringant nouvellement arrivé dans le comté s'installe avec ses sœurs et un de ses amis, Mr Darcy. Mrs Bennett est déterminée à ce que l'une de ses filles l'épouse. En parallèle, Elizabeth Bennett, la fille cadette, est passablement irritée par le comportement de Mr. Darcy, et lui préfère un officier, Mr. Wickham.

   Outre une jolie petite histoire, le roman met un point d'honneur à livrer des portraits psychologiques de ses personnages, ce qui d'un côté permet au lecteur de développer un certain nombre de réflexions notamment sur le comportement de l'être humain, mais également d'avoir l'impression d'être au plus proche des personnages.
   L’œuvre dépeint et dénonce également les rigidités de la société, notamment aristocratique, anglaise, au tournant des XVIIIè  et XIXè siècles. A travers le personnage d'Elizabeth, et ses réflexions espiègles, ironiques, voire acides, Jane Austen soulève les problèmes auxquels les femmes de la petite gentry (c'est-à-dire la noblesse non titrée en Angleterre) sont confrontées, pour s'assurer un statut social et une sécurité économique. La famille Bennett sera par ailleurs source de moqueries de la part des sœurs de Bingley, qui ne les trouvent pas assez distinguées. Le mariage et l'argent sont par conséquent deux des sujets principaux du roman, puisque ce sont souvent les deux solutions pour s'élever dans la société lorsqu'on est une femme, au XIXè siècle, en Angleterre, et servent de bases pour le développement des intrigues secondaires.


 
   Le style d'écriture de Jane Austen est à l'image de son personnage principal : incisif, ironique, satirique. La première phrase du roman est là pour le prouver : It is a truth universally acknowledged, that a single man in possession of a good fortune, must be in want of a wife", que l'on peut traduire par "C'est une vérité universellement reconnue qu'un homme célibataire pourvu d'une belle fortune doit être en quête d'une épouse". Ces premiers mots sont une pure parodie du raisonnement de l'époque, ironiquement inversé ici dans une antiphrase : ce sont en fait les jeunes filles qui sont désespérément à la recherche d'un mari bien pourvu, et le lecteur doit ainsi comprendre que ce roman est une satire des conventions sociales.
   L'auteure n'est pas tendre avec ses personnages, et offre parfois des descriptions caricaturales de ceux-ci. Elle fait par là la satire d'une société hypocrite où le rang et le sang, la richesse ainsi que l'apparence ont plus d'importance que les valeurs morales. Elle ne se fait cependant pas une moralisatrice, se contentant de montrer du doigt et d'en rire. Le titre même de l’œuvre dénonce ces valeurs factices de la société : il faut revoir ses jugements, ne pas condamner quelqu'un sur les simples apparences.



   En définitive, Orgueil et Préjugés est un roman d'une plus grande profondeur qu'il n'y paraît. Grand classique de la littérature anglaise, il est celui des romans de Jane Austen qui a été le plus adapté à la télévision et au cinéma, les deux adaptations que je préfère étant celle de 1995 avec Colin Firth et celle de 2005 avec Keira Knightley. Si vous n'avez jamais lu cette œuvre, je vous la conseille vivement, ainsi que ses 5 autres romans, Northanger Abbey, Emma, Persuasion, Sense and Sensibility, et Mansfield Park, mais également un de ses romans mineurs, qui est Lady Susan (disponible aux éditions Folio 2€)

   Je vous laisse avec cette question : quel est votre roman préféré de Jane Austen ?

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dimanche 16 juillet 2017

Doctor Who : Le Treizième Docteur enfin révélé !


   C'est l'annonce que j'attendais avec le plus d'impatience cet été : la révélation de la prochaine incarnation du Docteur dans la série britannique plusieurs fois récompensée Doctor Who. Cette année, plus que les autres fois, j'étais particulièrement excitée par cette annonce, car les rumeurs selon lesquelles le Docteur serait enfin incarné par une femme se multipliaient depuis la régénération du Maître en Missy dans la saison 8, incarné par la merveilleuse Michelle Gomez. Dans un show qui a pour sujet principal la tolérance et la diversité, il me semblait très important que le Docteur, toujours incarné depuis les années 60 par un homme blanc, soit cette fois-ci interprété, si ce n'est par une femme, au moins par un homme racisé. 

   Et cette année fut la bonne ! Aujourd'hui, le dimanche 16 juillet 2017, la BBC a enfin annoncé son nouveau Docteur, incarné par... Jodie Whittaker ! Vous pouvez d'ailleurs visionner le clip promotionnel de l'annonce sur le site de la BBC en cliquant sur ce lien, un clip qui est d'ailleurs absolument magnifique.

   Pour ceux qui ne situent absolument pas l'actrice, c'est assez normal en fait ! Elle est pratiquement inconnue au bataillon, si ce n'est qu'elle a joué dans la série britannique Broadchurch, aux côtés de David Tennant et Arthur Darvill, qui sont eux-mêmes d'anciens acteurs de Doctor Who, incarnant respectivement le Dixième Docteur et Rory Williams dans la série. La coïncidence est trop grosse pour en être une, et d'ailleurs, n'en n'est pas une : Chris Chibnall, le showrunner de Broadchurch, sera, dès la saison 11, le nouveau showrunner de Doctor Who, prenant la place de Steven Moffat, et emporte Jodie Whittaker, une des actrice principales de son ancienne série, avec lui au passage. Quoiqu'il en soit, je trouve que c'est un excellent choix pour la série, et je pense que Jodie Whittaker va apporter de la fraîcheur au show. 


   Que dire de mes attentes pour les saisons à venir ? Et bien, au vu du dernier épisode de la saison 10, j'espère que Michelle Gomez reprendra son rôle de Missy, car je meurs d'envie de voir son duo avec Jodie Whittaker. Deux Time Ladies dans la série, c'est du jamais vu encore, et j'ai vraiment envie de voir ça. Pour ce qui est du companion de celle qui est maintenant Thirteen, la Treizième Docteur, j'ose encore espérer que Pearl Mackie reviendra dans la série également. Sinon, je n'ai pas d'attente particulière au cas où ce soit un nouveau companion. Inverser les genres jusqu'au bout pour avoir un homme companion serait intéressant, dans l'idée où le Docteur était toujours un homme, et le companion le plus souvent une femme, et en même temps, avoir un casting principal pour les prochaines saisons qui serait entièrement féminin, serait un programme très attirant selon moi. Dans tous les cas, je suis très satisfaite du choix de la BBC, et je crois que je n'ai jamais autant attendu une saison de Doctor Who de ma vie. J'attends déjà l'épisode spécial de Noël pour la régénération de Capaldi, car je sens déjà que l'incarnation du Docteur par Jodie Whittaker sera une de mes préférées de toute la série. 


      Et vous ? Que pensez-vous de cette annonce ?

samedi 15 juillet 2017

Novecento : pianiste

Auteur : Alessandro Baricco
Edition : Folio
Parution originale : 1997
Origine : Italie
Nombre de pages : 84
Genre : Théâtre
   Résumé :  Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui: la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.
Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses.

   J'ai lu ce livre dans le cadre de ma formation en Métiers du Livre à l'IUT. L'avantage cette année, c'est que j'ai pu choisir mes lectures pour l'année dans une liste de plusieurs dizaines de livres tous plus différents les uns que les autres, ce qui me change beaucoup de la fac où nous avons un programme bien défini et non échangeable. J'ai donc choisi ce livre parce que j'ai déjà un roman d'Alessandro Baricco dans ma PAL, qui s'appelle Soie, et que j'avais donc envie d'enfin apprendre à connaître cet auteur pour de bon.
   Novecento : pianiste raconte, à travers les yeux d'un trompettiste du bateau Le Virginian, l'histoire étrange du grand pianiste des océans Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento, un jeune homme de trente ans, né sur le bateau, qui n'a jamais posé le pied à terre. D'une certaine manière, cette histoire m'a un peu rappelé celle du Joueur d'échecs de Stefan Zweig, qui raconte l'histoire du champion du monde des échecs, voyageant sur un bateau l'emmenant au Brésil, vaincu dans un duel par un mystérieux inconnu.

   Novecento : pianiste est un petit livre (il est long de moins d'une centaine de pages) vraiment particulier : à la lisière du roman et de la pièce de théâtre, on ne saurait dire s'il est l'un ou l'autre. L'auteur lui-même, dans une sorte de préface, lui donne le nom de "monologue", qui est un terme emprunté au théâtre, et la disposition du texte à certains endroits ainsi que sa police en italique laisse penser au lecteur qu'il s'agit de didascalies, encore un terme spécifique au théâtre. Cependant, le reste du texte est disposé comme dans un roman, avec des interventions d'autres personnages, sans qu'ils soient introduits comme au théâtre, des descriptions, du récit. Ce petit livre se présente comme un ovni de la littérature. 

   Alessandro Baricco fait plus qu'écrire sur la musique dans ce livre. Il écrit la musique, jouant sur les sonorités, innovant l'écriture et s'amusant avec les mots et la disposition du texte, comme un pianiste qui compose une musique et s'amuse à ajouter des bémols ou des dièses par-ci, par-là, sur sa partition. Tout au long de ce livre, Baricco fait l'analogie entre la musique et le voyage. La musique traverse les frontières, réunissant tous les horizons sur ce bateau. On y entend le blues et le jazz, mais aussi l'opéra, et la musique étrange, presque universelle, de Novecento. D'une manière ironique, ce n'est pas le bateau qui le fait voyager, mais la musique. A chaque nouvelle composition, il voyage dans une nouvelle ville, un nouveau coin du monde. A travers les yeux de son ami, Baricco nous offre le portrait touchant d'un personnage étonnant, et une histoire qui vaut le coup d'être lue.

   Le style d'Alessandro Baricco est très agréable à lire, plein de paradoxes, à la fois travaillé, et semblant spontané, parfois trivial mais d'une grande beauté. J'ai passé un assez bon moment avec ma lecture. Ce petit livre est d'une grande poésie, même si sa lecture ne m'a pas bouleversée plus que cela et n'est pas un coup de cœur. Elle reste une très belle lecture, et je ne peux que la recommander si l'alliance de littérature et de musique est un sujet qui vous intéresse dans un livre, et si vous voulez une lecture qui sorte des sentiers battus.
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