jeudi 26 janvier 2017

A la croisée des mondes

Auteur : Philip Pullman
Edition : Folio Junior
Parution originale : 1998
Genre : Fantasy, Aventures

 Résumé :  Ce n'était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d'Oxford à la recherche éperdue d'aventures.
Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d'une extraordinaire particule. D'une taille microscopique, la Poussière que l'on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord - est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises...
Jetée au coeur d'un terrible conflit, Lyra sera forcée d'accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s'opposent des forces que nul ne l'avait préparée à affronter.

   A la croisée des mondes, c'est, avec Harry Potter et Le Monde de Narnia, une des sagas littéraires qui ont marqué mon enfance et mon adolescence. Et pourtant, j'ai mis beaucoup de temps à lire le premier tome. Je suis restée très longtemps bloquée au début des Royaumes du Nord car le premier tome met du temps à installer son intrigue, mais c'est parce que l'univers de Philip Pullman est d'une très grande richesse. Mais dès lors que l'histoire est mise sur les rails, elle file comme le vent et on ne peut plus s'arrêter de tourner les pages. 
   L'histoire nous plonge dans un monde différent, et en même temps très similaire, au nôtre. Dans ce monde, les gens se balade avec ce qu'ils appellent un daemon, une sorte de représentation de leur âme sous la forme d'un animal qui évolue hors de leur corps et dont ils ne se séparent jamais. Parmi eux, Lyra, une enfant de 11 ans, rêve d'aventures et de voyages vers le Nord avec son oncle, un grand explorateur. Mais un jour, des voleurs d'enfants arrivent dans sa ville et commettent l'erreur d'enlever Roger, son meilleur ami. Lyra entame alors un grand voyage vers le Nord et au-delà, pour tenter de sauver son ami. 

   A la croisée des mondes, c'est le genre de romans que j'adore, parce que outre la belle histoire remplie d'aventures que les enfants découvrent quand ils sont jeunes, ils peuvent le relire sans problème à un âge plus mûr et y découvrir le sous-texte philosophique que sert l'auteur. Car ce n'est pas seulement une saga d'aventure : A la croisée des mondes présente également une réflexion sur la religion, et une contestation de ses dogmes. 
C'est un genre de romans inclassable, je pourrais personnellement autant le ranger en littérature jeunesse qu'en littérature adolescente ou adulte. J'aime ce genre de roman, parce qu'ils prouvent que les enfants sont très intelligents quand on ne les prend pas pour plus bêtes qu'ils ne sont, et je suis ravie qu'il existe un tel contenu qu'on puisse mettre entre leurs mains. Ils peuvent apprécier une histoire complexe, même sans tout comprendre, même s'ils doivent relire le livre plus tard pour le redécouvrir avec un œil plus mature. Mais c'est finalement ce qui nous arrive à chaque moment de notre vie, qu'on soit jeune ou non, quand on redécouvre un livre lu des années auparavant : on le relit toujours avec un œil différent, on retrouve des choses familières et on découvre d'autres aspects, selon l'expérience acquise et nos connaissances, et c'est ça pour moi la beauté de la littérature et de la lecture.

   D'ailleurs, je dois avouer que, quand j'étais petite, mon tome préféré était sans doute le deuxième, La Tour des Anges, car c'est le moment où Lyra découvre de nouveaux mondes, et surtout, que Will, mon personnage préféré de la trilogie, apparaît. Mais le troisième tome, Le Miroir d'ambre, offre tellement de sous-texte et tellement de complexité, ainsi qu'un final haletant, qu'il est maintenant, et définitivement, mon tome préféré. Pour être honnête, avec ce que je révèle dans cette chronique, vous ne connaissez même pas le dixième de l'histoire, c'est dire à quel point elle est riche, si vous l'avez déjà lu vous pourrez sans doute le confirmer. 

   A la croisée des mondes est une saga très intelligente, écrite par un de mes auteurs préférés, qui a écrit une autre saga d'aventures que j'ai adoré lire quand j'étais plus jeune, celle de Sally Lockhart, dont je vous parlerai sans doute dans une prochaine chronique. Je vous recommande chaudement de la mettre entre les mains de vos enfants, et même entre les mains de personnes un peu plus âgées, car cette saga va leur apporter du plaisir, une certaine réflexion, et sans doute également le goût de la lecture. 

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dimanche 22 janvier 2017

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, saison 1 | Chronique Série

Titre original : A series of Unfortunate Events
Créée par : Mark Hudis 
Origine : Etats-Unis
Genre : Aventures
Première diffusion : 13 janvier 2017
Sur : Netflix
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 8 épisodes
Statut : Terminée depuis le 17 janvier 2017 
Avec : Neil Patrick Harris, Malina Weissman, Louis Hynes, Presley Smith, Patrick Warburton, K. Todd Freeman, Cobie Smulders, Will Arnett
   Pitch : Violette, Klaus et Prunille Baudelaire se retrouvent orphelins à la suite du terrible incendie de leur manoir qui a causé la mort de leurs parents. Ils sont confiés à la garde du plus proche parent de la famille, à savoir le comte Olaf, sinistre acteur égoïste et vantard qui en a après la fortune des Baudelaire.
     Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est une série adaptée de la série de treize volumes du même nom, écrite par l'écrivain américain Daniel Handler. La série raconte les aventures par lesquelles les orphelins Baudelaire doivent passer pour échapper au comte Olaf, vieil acteur cupide et vantard qui en a après la fortune des enfants et veut donc les garder sous sa coupe jusqu'à la majorité de Violette qui en héritera alors. 


    Il faut savoir que j'ai un profond amour pour les livres. Alors quand j'ai su que Netflix voulait en faire une série, j'ai eu un peu peur qu'ils n'arrivent pas à retranscrire toute l'atmosphère si particulière des romans, tout ce pessimisme et cet humour noir et ce nonsense qui caractérisent les romans et que j'aime tant. Mais j'ai très vite été rassurée dès les 10 premières minutes du premier épisode. La série est une parfaite et très intelligente adaptation des romans. J'ai par exemple été enchanté que la série ait fait de Lemony Snicket, l'hétéronyme de l'auteur, un personnage à part entière. En effet, Lemony Snicket n'est pas le nom de l'auteur lui-même, mais le pseudonyme utilisé par l'auteur Daniel Handler, hétéronyme qui est lui-même un personnage de l'histoire et celui qui la relate. Je me demandais comment ils allaient faire pour le représenter, et il me semble que la solution que les scénaristes ont trouvé est la meilleure. 
   Ce qui fait que j'aime beaucoup la série, c'est effectivement son atmosphère. Elle a rebuté beaucoup de monde à la sortie des livres, mais pour ma part je les avais dévoré. Dès le générique, on nous annonce que ce que l'on s'apprête à regarder est désolant, frustrant, et que ce n'est pas pour les gens qui préfèrent les fins heureuses. Ça annonce la couleur directement, et j'aime énormément. J'ai d'ailleurs toujours trouvé que Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire avait un côté Alice au Pays des Merveilles : le monde paraît toujours complètement à côté de la plaque à côté des orphelins. Ceux-ci ont beau reconnaître le comte Olaf à chaque fois, et comprendre son plan, les adultes autour d'eux les traitent comme des enfants, c'est-à-dire comme si rien de ce qui sortait de leur bouche n'était sérieux et qu'ils n'étaient que des mauvais garnements. Ils se retrouvent impuissants dans un monde où personne ne les comprend et qui joue avec des règles qui diffèrent de leur logique d'enfants. 


    J'ai également été assez surprise en voyant le casting. Je ne connaissais pas les acteurs qui jouent les enfants, qui sont très bons au passage, mais certains acteurs qui jouent dans certaines des séries que je préfère jouent également dans Les orphelins Baudelaire : il y a Cobie Smulders et Neil Patrick Harris, deux acteurs géniaux qui jouent respectivement Robin Scherbatsky et Barney Stinson dans How I met your mother, d'ailleurs Harris montre toute l'étendue de son talent dans les Orphelins Baudelaire en interprétant le comte Olaf ; Joan Cusack, qui joue le personnage de Sheila Jackson dans Shameless et qui est une excellente actrice ; enfin, il y a K. Todd Freeman, que je n'avais pas reconnu au départ, mais il se trouve qu'il joue Mister Trick, le bras droit du Maire dans Buffy contre les vampires. En clair, nous avons un excellent casting avec de très bons acteurs pour une très bonne série.


   Cette première saison adapte les quatre premiers tomes de la série littéraire, ce qui veut dire que chaque livre fait l'objet de deux épisodes d'adaptation. C'est une bonne stratégie de la part de Netflix car cela veut dire au moins trois saisons pour arriver à la fin, mais c'est également une bonne idée pour pouvoir adapter le mieux possible la série littéraire entière et fournir des saisons d'une grande qualité. 

   Cette première saison des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est donc très prometteuse, l'adaptation est très bien menée, et la série est très bonne. J'ai dévoré les huit épisodes qui composent cette première saison, et il me tarde que la suite sorte. 

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samedi 7 janvier 2017

Friends | Chronique Série

Titre original : Friends
Créée par : Marta Kauffman et David Crane
Origine : Etats-Unis
Genre : Sitcom, Comédie 
Première diffusion : 22 septembre 1994
Sur : NBC
Vue en : VF, VOSTFR
S'étend sur : 10 saisons, 236 épisodes
Statut : Terminée depuis le 6 mai 2004
Avec : Jennifer Aniston, Courteney Cox Arquette, David Schwimmer, Lisa Kudrow, Matt LeBlanc, Matthew Perry
   Pitch : La série suit l'évolution de la vie professionnelle et affective de 6 amis new-yorkais.



   Friends est l'une de ces séries des années 90 dont je suis fan depuis mon enfance, à l'instar de Buffy et Gilmore Girls. Elle est à ce jour une de mes séries préférées, et je la revois en entier une fois par an. Malgré mon grand amour pour cette série, je vais tenter de rester la plus objective possible dans cette chronique.


   La série débute avec Rachel Green, une amie du lycée de Monica Geller, qui déboule au Central Perk, le café préféré des six amis, à la recherche de Monica. Celle-ci vient de s'échapper de son mariage avec un dentiste, et cherche à s'émanciper de ses parents. Monica va l'accueillir chez elle et dans son groupe d'amis composé de son frère Ross Geller, de Phoebe Buffay, Chandler Bing et Joey Tribbiani. 
   C'est donc de cela que va traiter la série : l'émancipation et la nécessité de s'en sortir dans le monde pour de jeunes adultes qui commencent à se lancer dans la vie. Rachel en est un parfait exemple : de gamine pourrie gâtée par ses riches parents au début de la série, elle prend de l'assurance dans la vie, trouve un travail dans le milieu qu'elle recherche, et malgré un caractère parfois difficile et des manies capricieuses qui lui restent, elle devient une femme accomplie dans son travail et dans sa vie affective à la fin de la série. Et on va suivre chacun des personnages, les voir évoluer, réussir, échouer, recommencer, changer, repartir de zéro. 


   Friends est une série importante pour moi, car elle parle de moi. Littéralement. Et elle parle de toutes les personnes de ma génération. Quand j'étais petite, c'était simplement une série sympathique et drôle, et pour mes parents, c'est une série un peu stupide qui parle de gosses. Mais ma génération et moi, à notre âge aujourd'hui, nous sommes exactement dans la situation de ces personnages. Nous sommes ces "adulescents", comme on nous appelle aujourd'hui. A 20-30 ans, aujourd'hui, nous sommes des adultes certes, mais nous cherchons avant tout à prendre nos marques dans un monde qui cherche juste à nous croquer. Friends n'est pas juste une série sympa que j'aime regarder le weekend pour me détendre, je m'identifie énormément à ces personnages, car je pourrais très bien être l'un d'entre eux. C'est cela qui rend la série si spéciale pour moi : chacun de nous peut s'identifier à un personnage : Monica, la femme perfectionniste qui rêve d'une vie parfaite, d'un boulot parfait, d'un mari, d'enfants ; Ross, jeune homme sensible, un peu intello, qui cherche la femme qui va partager sa vie mais garde une place importante dans les études et son travail qu'il adore ; Rachel, la jeune femme un peu perdue qui s'émancipe enfin de la fortune de ses parents pour vivre sa vie par elle-même ; Joey, le coureur de jupons pas vraiment intelligent mais qui a un cœur en or ; Chandler, sarcastique, blagueur, personne ne sait ce qu'il fait dans la vie et il est d'une nature généreuse ; et enfin Phoebe, la fille qui vit sur une autre planète, parfaitement adorable.


   Cependant, malgré tous ces bons points que marque la série, elle peut avoir quelques côtés problématiques, notamment le caractère grossophobe des blagues sur Monica, qui était grosse au lycée, ainsi que le fait que tout au long de la série Chandler se fait charrier à propos de son prétendu homosexualité, qui est apparemment une vraie source de rigolade. Sans compter le personnage de Ross qui peut se montrer très problématique à certains moments de la série, notamment sur son manque de compréhension des différences, sur ses certitudes dans les doubles standards ainsi que dans les stéréotypes genrés. On peut accorder à la série le fait qu'elle soit née dans les années 90 et que ce genre de problématiques étaient moins étudiées qu'aujourd'hui, mais tout de même je préfère poser des TW au cas où vous découvriez la série et voudriez tenter.
   
   Friends est une série qui parle de la vie, tout simplement, et c'est une série très importante pour moi et pour beaucoup, et je conseille très chaudement de la regarder. 10 saisons, cela semble long, mais en vérité, ça passe très vite, au vu de la taille des épisodes standards de sitcoms. De plus, une fois qu'on commence la série, on ne peut pas s'empêcher de continuer, et le pilot est très bon, il donne envie de voir la suite. C'est à mon avis une série qu'on ne peut qu'adorer. 






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